L’administration Trump dément l’expulsion de trois enfants américains au Honduras
L'administration du président américain Donald Trump a nié lundi avoir expulsé trois enfants qui ont la citoyenneté américaine la semaine dernière, attribuant leur départ à une « décision parentale ». Les trois enfants en question ont été envoyés au Honduras en compagnie de leurs mères, deux migrantes en situation irrégulière expulsées vendredi vers leur pays d'origine. Il a ainsi contredit les avocats respectifs des deux familles auxquelles appartiennent les trois enfants. Les avocats des familles ont soutenu que les autorités n'avaient pas offert aux deux femmes l'option de laisser leurs enfants aux États-Unis et ne leur avaient pas permis de contacter des avocats ou leur famille pendant leur détention. Ces jeunes Américains incluent une fillette de 7 ans et son frère de 4 ans, atteint d'une rare forme d'un cancer de stade 4, selon l'avocat de cette famille. Ce dernier a en outre déclaré que le garçonnet n'avait pas eu accès à ses médicaments pendant sa détention. La troisième enfant, une fillette de 2 ans envoyée avec sa mère enceinte et sa sœur de 11 ans qui, elle, n'a pas la nationalité américaine, a quitté les États-Unis en dépit d'une requête judiciaire d'urgence lancée par le père pour la garder au pays. Les six personnes, qui vivaient en Louisiane, ont été détenues après une vérification de routine des mères de famille auprès des autorités frontalières, d'après le New York Times. Selon ce quotidien, les mères faisaient partie d'un programme probatoire qui permet aux migrants au centre de procédures migratoires de rester aux États-Unis. Les migrants clandestins sont responsables du sort réservé à leurs enfants, a argué M. Homan. Quelques heures après le départ de la fillette américaine de 2 ans, un juge de district de la Louisiane, nommé par Donald Trump, a exprimé des doutes devant le bien-fondé de son départ, auquel s'opposait son père. Il a fixé une audience au 16 mai pour enquêter sur sa Le droit du sol confère à toute personne née sur le territoire américain le droit d'obtenir la nationalité américaine en vertu du 14e amendement de la Constitution, dont Donald Trump conteste l'interprétation usuelle. Un de ses décrets, déjà contesté jusqu'en Cour suprême, vise d'ailleurs à limiter grandement la portée du droit du sol. Des agents des services frontaliers des États-Unis (ICE) ont mené un raid à Denver, au Colorado, le 12 février 2025. Photo : Reuters / Kevin Mohatt En matinée, Tom Homan a déclaré que l'administration Trump avait expulsé depuis son entrée en poste 139 000 migrants sans papiers, un nombre inférieur à celui atteint par l'administration de Joe Biden au cours de sa dernière année au pouvoir. Il y a moins de migrants qui traversent la frontière, a-t-il argué. Donald Trump a par ailleurs signé lundi un décret qui ordonne au département de la Justice d'élaborer une Il a entamé une passe d'armes avec les villes et les États qui revendiquent le statut de L'expulsion massive des migrants en situation irrégulière était une des promesses phares de Donald Trump. Une majorité d'Américains continuent de soutenir cet objectif, mais les sondages indiquent qu'ils n'apprécient cependant pas majoritairement la façon dont elle se fait. Plusieurs décisions migratoires mises en œuvre au cours des dernières semaines font l'objet d'un bras de fer devant les tribunaux. Le dossier de Kilmar Abrego Garcia, un migrant salvadorien que le gouvernement a reconnu avoir expulsé Le plus haut tribunal du pays a aussi suspendu l'expulsion de migrants vénézuéliens présentés comme des membres d'un gang criminel et expulsés au Salvador en vertu d'une loi d'exception sans qu'ils aient eu droit aux procédures légales habituelles. Selon un sondage CNN/SSRS publié lundi, 54 % des Américains désapprouvent la manière dont Donald Trump gère l'immigration, contre 45 % qui l'approuvent. Au début du mois dernier, une majorité était pourtant en accord avec son approche. Un sondage Associated Press/NORC publié vendredi a donné des résultats similaires à celui de lundi. Le coup de sonde dévoilé la semaine dernière par Fox News, un réseau favorable au président Trump, faisait état d'un écart moins grand avec 48 % d'avis négatifs et 47 % d'opinions positives sur la question spécifique de l'immigration, de loin l'aspect de son travail le moins critiqué. Avec les informations de l'Agence France-PresseLes mères ont fait ce choix
, a assuré celui que Donald Trump a nommé le « tsar des frontières », Tom Homan, au cours d'un point de presse à la Maison-Blanche.Si vous restez dans ce pays illégalement et que vous ignorez l'ordonnance d'un juge de vous expulser vous-mêmes, si vous choisissez d'avoir un enfant qui est citoyen américain tout en sachant que vous êtes dans ce pays illégalement, vous vous mettez dans cette situation. Vous mettez votre famille dans cette situation
, a-t-il affirmé.Si nous n'avions pas [envoyé les enfants avec leurs mères], la nouvelle serait que l'administration Trump sépare à nouveau les familles
, a-t-il ajouté, faisant allusion à une politique contestée mise en œuvre pendant le premier mandat de Donald Trump.Un juge se dit préoccupé
Le gouvernement prétend que tout va bien parce que la mère souhaite que l'enfant soit expulsé avec elle. Mais la Cour ne le sait pas
, a écrit le juge.forte suspicion que le gouvernement vient d'expulser une citoyenne américaine sans aucune procédure valable
. Il est illégal et inconstitutionnel
d'expulser des citoyens américains, a-t-il insisté.La gestion de la question migratoire contestée

liste
de villes et d'États qui, selon la Maison-Blanche, font obstruction
à l'application de la politique d'expulsions massives de migrants.sanctuaire
et menace de leur couper le versement de fonds fédéraux. La semaine dernière, un juge avait déjà interdit à l'administration Trump de conditionner l'allocation de fonds fédéraux, estimant cette politique contraire à la Constitution.par erreur
au Salvador, où il est emprisonné, est un de ceux qui font la manchette. La Cour suprême a ordonné au gouvernement fédéral de « faciliter » son retour.
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